Apprivoiser ses émotions – Sophrocrayologie ^^

LoadingSauvegarder l'article dans mon Espace Membre

Personnellement, quand je me sens dépassée par mes émotions, ce qui m’énerve le plus c’est de ne pas voir clair dans ce qui se passe. Ma conscience devient inexistante, et mes réflexes de survie entrent en scène, alors que je ne le souhaite pas. Comme tout le monde, je voudrais rester zen et sereine dans toutes les situations. Et pour cela, j’ai longtemps cherché comment contrôler toutes les choses, et les événements qui m’arrivaient.  

Mais on bien d’accord, c’est impossible. A un moment, mon corps devenait de plus en plus sujet à des accidents, des contractures, des foulures, etc… Qui pour moi étaient liées à cet état de stress et de mise en danger (mental) permanent.  

Il fallait que je trouve une solution pour endiguer cette escalade, au risque de m’y perdre complètement.  

 

Et c’est à ce moment-là qu’on m’a parlé de sophrologie. Je ne pourrais pas ici vous donner une définition précise de cette discipline, mais ce que je peux en dire après avoir fait quelques séances individuelles pourrait vous intéresser. 

Pour résumer ma vision personnelle de la sophrologie : c’est avant tout prendre conscience de ce qui se passe dans son corps, physiquement, de l’accepter pour arriver à dépasser sa douleur et le mal-être qui en découle. On situe, on visualise, on accepte et on prend de la distance pour trouver des solutions pour aller mieux.  

Vous commencez à voir le rapport avec le dessin ? 

Quand on dessine un sujet, surtout quelque chose d’aussi impalpable qu’un sentiment, on doit d’abord en détacher les caractéristiques physiques essentielles. 

Si je vous dis "peur", vous allez certainement être d’accord avec le fait que les yeux sont fuyants (comme à la recherche d’une porte de sortie), les jambes tremblantes, la sueur, l’expression du visage qui cherche à reprendre de l’air, bouche ouverte, narines écartées, rougeurs, les bras certainement écartés du corps pour aider à la fuite…. Etc etc 

 

Je savais donc déjà par expérience, que l’émotion du sujet était en étroite relation avec celle du dessinateur. Pour dessiner l’émotion de son sujet, il se projette dans l’émotion pour la dessiner au plus proche, consciemment ou pas. 

Ces visualisations faites lors des séances de sophrologie m’avaient permis de crever 1 ou 2 blocages mentaux datant du début. Quand ces quelques avancées m’ont enfin permis d’avancer plus vite qu’en 10 ans de vie à « essayer toute seule dans mon coin », j’ai cherché à retrouver ce système dans des choses qui m’étaient plus « naturelles » que de voir quelqu’un pour faire ça (d’autant que je n’avais pas forcément le budget pour payer 2 séances par semaine). 

Lorsque j’ai repris véritablement le dessin (ça veut dire : tous les jours et pour un objectif concret), deux mois plus tard (et quelques bouquins sur le bien-être et passages à l’hôpital entre-temps), j’ai fini par relier le dessin et mes séances de sophrologie. 

Vouloir représenter mes émotions par le dessin, permettrait sans doute le transfert de cette visualisation mentale : en dessinant les manifestations physiques, fonctionnant tout comme quand vous recentrez votre attention sur la zone qui vous fait mal.  

 

Quand on est en plein dans les émotions désagréables (du stress par exemple), qu’on a pas été préparé à cet état, on le subit de plein fouet. Le cerveau n’ayant plus les moyens de réagir il laisse faire l’inconscient, c’est-à-dire le cerveau « primitif » pour sauvegarder le corps, en mode survie. 

Laissez votre main faire l’autoanalyse de ce qui se passe, en restant concentré le plus possible sur les faits (physique) pour les dessiner, les transférer sur la feuille. Votre main (donc votre dessin) sert de médiateur entre l’inconscient et le conscient.  

Vous prenez alors « conscience », pouvez mettre des mots dessus, et pouvez ainsi commencer à réfléchir sur les causes de l’émotion, puis sur sa vérité. Si on prend la peur, souvent elle n’est fondée que sur des choses qui ne se sont pas passées encore, anticipant le danger. D’où le stress, d’où le malaise. 

 

Si vous faites comprendre à votre conscience ce qui se passe dans votre corps, vous lui permettez de prendre les rênes. Donc de se poser les bonnes questions, donc d’avoir plus de chances de les résoudre. 

Prise de distance, donc une réflexion plus efficace. 

Selon les personnes et les cas cela mettra plus au moins de temps. Ça fonctionne comme une habitude à prendre (comme beaucoup d'exercices de développement personnel), pour des choses du quotidien, comme le stress au travail (il est bien évident que si ça dépasse un état de mal-être « basique », le mieux est d’abord de consulter un médecin, hein). 

On essaye ? Prenez une feuille, un crayon et dessinez votre dernier "état" désagréable. Essayez de vous rappeler les manifestations physiques qu'il vous a provoqué.

Note : Reportez vous par exemple ici pour un peu d'aide.

→ Allez, un petit dernier pour la route ? Lire l'article "La couleur de nos émotions"

Pour ne rien louper des prochains articles, abonnez-vous 🙂 Clic

 @ bientôt sur Grafibulle 🙂

Laisser un commentaire

* Copy This Password *

* Type Or Paste Password Here *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.