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Les expériences c’est la vie. Tester des trucs, c’est motivant. Des fois ça rate, des fois c’est magique. Mais c’est toujours amusant ! Je fais partie des gens qui adorent faire des expériences, souvent au niveau culinaire.  

Je me mets en « mode sensitif » et j’imagine des combinaisons que je n’ai jamais testé auparavant. J’essaie de ressentir le goût de tel aliment, puis celui d’un autre, et dans ma tête je les mélange. Si ça me convient je le teste en réel.  

Oui, on est d’accord c’est un peu fou, mais c’est ma manière simple de sortir de ma zone de confort. D’ailleurs vous devriez tester ! Alors oui, c’est sûr qu’il y a toujours un risque que ce soit proprement dégueu et que vous deviez vous résoudre à le jeter…  

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Il y a quelques mois je suis tombée sur une énième photo de gâteau « à la mode britannique » avec tous ces colorants qui donnent un arc-en-ciel mangeable. Je faisais à ce moment-là mes propres petites crêpes le matin, et j’ai voulu tenter l’aventure pour voir ce qu’il se passait dans ma tête quand je mangeais une crêpe de couleur.  

Je savais par avance que d’après les études, quand notre cerveau était confronté à avaler quelque chose de couleur, il associait le goût et le plaisir à celle-ci. Je voulais voir si, même en étant consciente de cette notion, mon cerveau continuerait à ne pas apprécier les choses qui lui paraissent mauvaises, sans rien d’autre n’ait changé, que leur couleur. 

J’ai utilisé des colorants bleu, jaune et rouge. Ce sont des colorants sans goût et complètement inodores.  

Et bien, malgré mon intention, ma réflexion en aval et mon envie de rigoler : j’ai eu énormément de mal à manger les crêpes vertes, les jaunes sont passées pratiquement pareilles, et les rouges avaient comme un goût de bonbon ! 

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Le vert fait sans doute référence dans notre cerveau à de la pourriture, associé au fait qu’il s’agissait d’un aliment périssable (avec de l’œuf, de lait…), mon cerveau n’a pas pu se résoudre totalement à apprécier ces crêpes.  

Comme quoi on a encore beaucoup de choses à apprendre à notre cerveau intuitif, qui nous protège des mauvaises choses, qui est en quelque sorte le gardien de notre bonne santé morale et physique.  

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Entraîner notre cerveau primitif a sortir des « sentiers battus de l’expérience collective » peut être un excellent moyen de l’amener à découvrir davantage de nouvelles choses… Bref, à s’ouvrir 

S’il s’ouvre c’est généralement par l’imaginaire, puisque c’est une grande partie de sa méthode de communication. Pour preuve, quand j’ai vu que j’avais dû mal à apprécier ma crêpe verte, j’ai fermé les yeux, me suis concentrée un instant sur l’odeur d’une « vraie crêpe » (et même en y ajoutant la mémoire gustative que j’avais de la fleur d’oranger, teintée de vanille) et en mangeant la fameuse crêpe sur ce fond-là, j’ai ressenti d’autres choses et avalé ma crêpe avec un plaisir intense. 

On dit souvent, et des expériences le prouvent, que si vous changez votre manière de voir les choses qui vous arrivent vous éduquez votre cerveau à y voir plus souvent les choses positives, ou rigolotes de la vie. Ce plaisir résilient, qui vous restera, fera ainsi partie des bonnes expériences de votre journée, au lieu de se concentrer sur les problèmes.  

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C’est l’exercice que je me donne tous les jours. Par l’imagination, (comme par le dessin pour l’ancrer sur le papier), visualiser des personnages qui se marrent ou qui font les fous me rendent la vie plus légère et les tâches moins insurmontables.  

Avez-vous essayé aujourd’hui de voir les choses autrement ?  

→ Allez, un petit dernier pour la route ? Lire l'article sur les Créateurs de Réalité

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