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Cet ami qui vous veut du bien 1/2

    Le COMPAS !

    On est d’accord, cela doit faire une éternité que vous ne l’avez pas utilisé (dans le cas contraire, bravo !) et vous ne voyez certainement pas pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui…

    Pour beaucoup d’entre nous, le compas est synonyme de "galères géométriques" du collège, une référence à cet outil honni qui ne veut jamais rester stable, avant qu’on se résolve à tenter de tracer un cercle à vue de nez… En espérant que le prof ne verra rien.

    Pour les plus experts, il glisse tout seul et vient prouver leur dextérité, et ils peuvent en être fiers !

    Mais revenons à mon idée de départ, que je n’ai toujours pas traitée.

    Le compas n’est pas seulement l’outil des géomètres pour tracer des cercles, ou de manière combinée ; des rosaces merveilleusement colorées… Bien que cela est un véritable antistress, qui remplit agréablement les temps d’ennui.

    C’est aussi un outil de report de mesure. Où est-ce que je veux en venir ? Tout simplement qu’avec un compas, les proportions n’auront plus de secret pour vous, et l’exercice plus que stressant d’avoir à dessiner n’importe quel sujet dans ses bonnes proportions deviendra un jeu d’enfant (d’autant plus que cela fera certainement sourire les enfants autour de nous, de nous voir user de leur instrument de torture).

    La technique de base, qu’on apprend tous lorsqu’on veut reproduire un modèle (souvent sur le vif, c’est-à-dire en extérieur) c’est d’utiliser l’outil qu’on a déjà en main : le crayon à papier. En plaçant le crayon le plus droit possible, (et le bras tendu pour permettre d’avoir toujours la même distance par rapport à ses yeux) on fait glisser le pouce jusqu’au bout de la longueur à mesurer, puis en veillant à bien garder cette longueur on la reporte sur la feuille.

    Le compas nous évite l’erreur due à la fatigue, à la déconcentration, qui se produit entre le moment de la mesure et du report sur votre papier. Entendez par là, que lorsqu’on replie notre bras afin de poser la mesure sur la feuille – à moins d’être super crispé – il y a de grandes chances pour que notre pouce bouge et décale ainsi la mesure, qu’il nous faudra alors revérifier à chaque fois, en appliquant de multiples fois le report de la mesure, pour être certain(e) qu’elle soit bonne.

     

    Avec le compas, une fois la mesure prise (toujours à bout de bras pour être à la même distance des yeux) il nous suffira de le bloquer, et à partir de ce moment – et ce même si on danse la gigue entre-temps, si notre petit dernier on tire par la manche, ou si notre chat nous offre un concert de mécontentement – notre mesure n’aura pas à être reprise une trentaine de fois. On aura donc l’esprit beaucoup plus apaisé, plus libre de penser à votre dessin, au sujet ou encore à l’œuvre d’art qu’il est en train de devenir…

    Moins de soucis, moins de stress, plus de plaisir à réaliser le dessin, donc BEAUCOUP plus de chances d’en retirer de la satisfaction : et de désir de s’y remettre pour progresser beaucoup plus efficacement.

    Toujours dans cette idée de faciliter le report de mesures, le compas peut aussi nous permettre -facilement et rapidement – de vérifier les symétries de votre dessin, notamment lorsqu’on dessine un être humain, ou un bâtiment.

    Mettons que ça fait une bonne heure qu’on travaille un visage de face (ou un corps humain), qu’on sent bien que quelque chose ne va pas, mais qu’ayant complètement le nez dedans on n’arrive pas à voir le défaut à corriger. En deux petits coups de compas, on peut vérifier si nos proportions entre un œil et l’autre sont identiques, ou bien encore si le nez est bien placé au milieu de la figure.

    Pour suivre un tuto aussi c’est bien pratique, c’est-à-dire reporter la composition en fractions est très utile car on se dispense d’avoir à mesurer avec la règle.

    Lorsque dans une vidéo on nous dit par exemple que la hauteur de la tête doit être reportée X fois pour avoir la hauteur du corps, ou encore que les yeux doivent représenter 1/4 de la hauteur du visage, et même quand on nous explique que dans la composition d’une scène tel élément doit prendre 1/3 ou 2/3 de la hauteur ou de la largeur… Rien de plus facile et de plus rapide avec le compas, qui nous permet en deux temps trois mouvements de capter le « truc » et de passer à la suite, qui nous intéresse généralement le plus : le dessin des détails.

    --- fin de la partie 1 ---

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     @ bientôt sur Grafibulle 🙂