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Méditer visuellement...

Mais qu'est-ce qu'on peut bien en tirer comme définition exacte ? 

La méditation est –dans son sens général- une réflexion profonde. Qui dit réflexion, dit concentration sur un sujet. Dans le cas de la méditation en pleine conscience, c'est se concentrer sur l'instant, le moment présent, en portant notre attention (notre concentration) sur des choses "automatiques" qui nous entourent, ou qui font partie de nous.  

Des choses auxquelles on ne porte pas attention au quotidien, et qui pourtant font de nous ce que nous sommes. C'est aussi permettre à notre conscient de rejoindre notre subconscient, qui gère tous ces petits paramètres physiologiques et environnementaux pour nous "faciliter" la vie. 

L'exemple le plus courant, est bien entendu la respiration. Nous ne faisons pas naturellement attention au rythme de notre respiration, hormis quand nous avons un problème avec celle-ci.  

 

Le visuel, est bien évidemment tout ce qui touche à notre vue.  

Nos yeux sont peut-être le miroir de l'âme pour celui qui nous regarde (voyez par là ce que nous sommes réellement à l'intérieur de nous), mais à mon avis, ils sont surtout le contact le plus ancien et le plus utilisé au quotidien.  

Mais les yeux ne sont que des transmetteurs, et c'est notre cerveau qui va utiliser ses transmissions pour nous permettre d'appréhender ce qui nous entoure.  

 

Cela ne s'arrête pas là, comme tout ce qui touche aux possibilités de notre cerveau. Non seulement il va chercher dans notre mémoire "concrète" de quoi reconnaître ce qui nous entoure (parfois même il va "combler" les vides, qu'il déteste par-dessus tout), mais en plus il va nous "connecter" aux autres sensations de notre corps.  

Et ça se passe dans les deux sens : soit provoquer des sensations à partir de ce qu'il voit et de la comparaison avec sa mémoire (on voit du blanc, on peut revoir en mémoire le froid de la neige) … Soit comprendre ce qui l'entoure en y ajoutant une sensation présente (on voit du blanc, on ressent du sucre, c'est de la chantilly). 

Vous avez certainement déjà tenté cette expérience : si vous fermez les yeux alors que vous êtes en "danger" (films, manèges, cauchemars, etc.) votre cerveau n'ayant plus accès aux informations visuelles devient carrément fou, et nous projettent des alertes de plus en plus fortes, du coup il nous est plus difficile de ne pas céder à la panique, ou bien de rééquilibrer ces sensations. 

Il nous est plus facile de connecter la partie consciente de notre cerveau sur les yeux, que sur par exemple le toucher. Nous ne sommes pas tous pareil, mais le temps de conscientisation des yeux (cad se poser et répondre à la question qu'est-ce que je vois) est toujours plus courte que celui du toucher, ou de l'odorat.  

Nous nous posons cette question de conscientisation beaucoup plus naturellement, et de façon plus automatique. Entendez par là, que vous n'êtes pas obligé de vous poser la "question intérieure" de Qu'est-ce je..., quand vous regardez une photo, ou un dessin. Sauf, s'il est fait exprès, comme un trompe-l'œil. 

De plus, plus le trait sera simple, sans détails, plus l'information arrivera rapidement jusqu'à notre cerveau. C'est en partant d'un trait simple, puis en "rajoutant" celui-ci que nous allons nous immiscer dans l'image en train de se construire.  

 

Entraîner notre cerveau à se "re" poser la question de "qu'est-ce que je vois" ou bien de "qu'est-ce que ça signifie pour moi"… est une excellente manière d'aborder l'acte méditatif, de manière simple, naturelle et rapide.  

D'autant qu'on peut aussi se poser d'autres questions sur ce qu'on voit, comme "quelles ont été les étapes pour arriver à ce résultat" 

Pourquoi ? Parce que nous faisons cet effort de nous immiscer dans une image déjà faite, donc cela rejoint le fait de regarder une image en train de se construire. 

 

Dans un de mes premiers articles, j'ai développé ma réflexion comme quoi, la méditation graphique (=en dessinant) avait énormément de points communs avec les différents types de méthodes de relaxation.  

Après quelques retours sur mes vidéos publiées, j'ai remarqué qu'une idée revenait souvent. La moitié des "lecteurs" ne se sentaient pas de dessiner, par contre, appréciaient de regarder le dessin en train de se faire. J'ai donc approfondi leur "pourquoi" et me dis qu'aujourd'hui mes vidéos peuvent relaxer aussi les gens qui ne font que regarder.  

Et c'est vrai, moi-même je ne regarde pas les vidéos WIP ou tutos de dessin pour les techniques. Je les regarde surtout car c'est comme une introspection dans le dessin, une sorte d'hypnose légère qui fait qu'on peut ne plus se rendre compte du temps qu'il s'est passé, tellement on est concentré dedans... Et puis si on peut aussi apprendre au passage, c'est tout bénef. 

 

Alors, c'est vrai, à notre époque on a cette hantise de "perdre du temps". Mais, vraiment ? Non. Si ce temps est passé à se relaxer, à méditer, ce n'est qu'un avantage. Si vous arrivez à passer 5 minutes de profonde "réflexion" (concentration) sur un sujet, votre respiration se calme, vos neurones sont mieux oxygénés, même votre physiologie s'ouvre pour mieux laisser passer l'air.  

Du coup, nous voilà avec les idées plus claires, un cerveau plus "rapide" et efficace... Et évidemment beaucoup plus d'estime de Soi quand on réussit mieux les tâches qu'on a à faire. 

 

 

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Article intéressant à lire : 

"Dessiner ne me procure pas seulement le plaisir de déposer des traits sur une feuille et la satisfaction du résultat, mais c’est aussi un moment super relaxant. Je peux dessiner pendant des heures et le temps peut passer sans que je ne m’en rende compte.  

Et toutes les choses extérieures deviennent invisibles, les gens, les bruits et même mes pensées disparaissent, je suis dans le moment présent.  

Dessiner c’est comme quand on fait de la méditation. Car quand on médite on fait une vraie pause dans la journée, une pause dans laquelle même nos pensées s’arrêtent. C’est un moment de « STOP »."   

Renata Lahalle du blog les images 2 renata