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La Lettre de Grafibulle du 05 juin 2026

    Bonjour les Grafibulleurs et Grafibulleuses !

    « Je continuai à observer la porte. Pas de poignée. Pas de serrure. Pas même une sonnette hors d’usage comme celle du portail. Pendant quelques secondes, je me demandai si la maison n’attendait pas simplement que je découvre une nouvelle manière de demander.

    Mon regard glissa une nouvelle fois sur les battants, puis sur la légère interruption qui rompait les nervures du bois, avant de revenir au message que je tenais toujours à la main. Je restai immobile. La réponse était là depuis le début. Le portail n’avait pas attendu que je l’ouvre. Il avait attendu que je comprenne. Pourquoi cette porte fonctionnerait-elle autrement ?

    Je rapprochai lentement la lettre du bois. À mesure que le papier approchait, la forme du renfoncement devenait de plus en plus évidente. Même taille. Même proportions. Comme si le message avait toujours été destiné à cet emplacement. Je le posai délicatement contre la porte. Pendant un instant, rien ne se produisit. Puis quelque part dans la maison, un léger déclic résonna. Puis un autre. Je reculai d’un pas. Et lentement, presque silencieusement, le battant de droite s’entrouvrit sur une odeur de… végétal ? »


    Note n°3

    « Je poussai la porte et pénétrai dans le hall.

    Je m’attendais à découvrir une demeure ancienne. À la place, je tombai sur une véritable jungle. D’immenses lianes recouvraient les murs, grimpaient le long de l’escalier et filtraient la lumière des fenêtres. Une chaleur humide flottait dans l’air tandis qu’un ronronnement grave et régulier semblait provenir des profondeurs de la maison.

    À droite, une petite porte de service ouverte offrait un passage plus dégagé. Elle menait à une ancienne cuisine dont les placards ouverts et les quelques tiroirs entrebâillés donnaient l’impression d’avoir été fouillés longtemps après l’abandon des lieux. Pourtant, rien n’était renversé ni détérioré. Quelqu’un avait visiblement cherché quelque chose ici.

    Je m’apprêtais à quitter la pièce lorsque mon attention revint au ronronnement. Au fond de la cuisine, dissimulée entre une étagère vide et un ancien garde-manger, une petite porte de bois se fondait presque dans le mur.

    Cave, réserve ou chaufferie, impossible à dire.

    Mais une chose était certaine : le bruit provenait de derrière cette porte… »

    Les retours sur les créations sont une mine d’or pour motiver l’auteur 🙂 n’hésitez pas à me dire ce qui vous plaît ou revenir sur des idées affichées par ici ! ♥ Merci infiniment ♥
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